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11 exemples de démarches RSE en BTP

Sécurité, matériaux, biodiversité, insertion, carbone… la RSE dans le BTP ne se résume plus à une case à cocher dans un appel d’offres. A compter du 21 août 2026, tous les marchés publics de construction devront intégrer un critère environnemental dans l’analyse des offres, avec une clause sociale devenue obligatoire au-delà des seuils européens. Pour un secteur qui représente à lui seul près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre en France, la marge de progression est énorme. Tour d’horizon de 7 démarches RSE inspirantes, à commencer par une solution simple et efficace : remplacer la tondeuse par des moutons 🐑

1. L’écopâturage professionnel pour l’entretien des espaces verts

Sur un chantier ou un site industriel, l’entretien des espaces verts représente souvent un poste sous-estimé, aussi bien en coût qu’en impact environnemental. L’écopâturage, qui consiste à confier cette tâche à des moutons ou des chèvres plutôt qu’aux tondeuses thermiques et débroussailleuses, s’avère pourtant être une solution avantageuse.

Elle a d’ailleurs largement fait ses preuves auprès des majors du BTP. Eiffage, client de GreenSheep spécialiste de l’écopâturage professionnel, a par exemple intégré l’écopâturage à son engagement environnemental. Nous accompagnons aujourd’hui plus de 200 entreprises et collectivités partout en France : entrepôts logistiques, sièges sociaux, sites industriels… Le service clé en main inclut : étude de faisabilité, installation des clôtures et abris, suivi régulier par un berger local.

Les bénéfices pour une entreprise du BTP sont multiples :

  • suppression totale des herbicides, conforme à la loi Zéro Phyto ;
  • réduction du bruit et des émissions de CO2 liées aux engins mécaniques ;
  • sauvegarde de races rustiques et locales, souvent menacées ;
  • un vrai plus pour l’image de marque et l’acceptabilité sociale des sites.

💡 Le saviez-vous ? Eiffage, Vinci, Bouygues Construction… plusieurs groupes français du BTP font appel à GreenSheep pour l’entretien de leurs espaces verts.

2. L’agrivoltaïsme ovin : moutons et panneaux solaires, le duo gagnant

Certaines entreprises du BTP gèrent des centrales photovoltaïques au sol. Faire pâturer des moutons directement dessous et autour remplacent alors la tonte mécanique.

Ce n’est pas qu’une question d’entretien. Depuis la loi sur l’agrivoltaïsme de mars 2023, les centrales solaires installées sur des terres agricoles doivent maintenir une activité agricole sur site pour rester conformes. L’écopâturage remplit précisément cette fonction.

Les moutons sont particulièrement adaptés à cet usage, car ils sont suffisamment petits pour circuler librement sous les structures et ne s’attaquent pas aux installations.

💡 Le saviez-vous ? Les moutons apprécient particulièrement l’ombre projetée par les panneaux solaires. 

Les structures sont de véritables abris naturels pour le troupeau, un bénéfice qui va donc dans les deux sens… ©GreenSheep

3. L’apiculture en entreprise, un complément naturel à l’écopâturage

L’apiculture en entreprise permet de préserver la biodiversité locale, de protéger les pollinisateurs et de soutenir des apiculteurs locaux, tout en sensibilisant les équipes à ces enjeux.

Cette démarche est totalement compatible avec l’écopâturage. Certains établissements ont d’ailleurs développé les deux démarches en parallèle, avec un rucher installé volontairement à proximité du parc animalier comme l’a fait l’entreprise France Pare-brise en Moselle, par exemple.

Un apiculteur professionnel peut alors s’occuper du suivi et proposer en complément des animations pédagogiques pour les salariés, voire du miel personnalisé aux couleurs de l’entreprise.

4. Les matériaux bas-carbone et la revalorisation des déchets de chantier

L’intégration de matériaux biosourcés comme le bois se généralise dans les grands projets. Le béton reste l’un des matériaux les plus utilisés dans la construction, et l’un des plus émetteurs de CO2. Plusieurs acteurs du BTP développent désormais des bétons à faible empreinte carbone.

La gestion des déchets reste un des piliers RSE les plus structurants du secteur, et l’un des plus attendus dans les appels d’offres publics. Concrètement, cela passe par la systématisation du tri des déchets sur les sites de production, mais aussi par la collaboration avec des acteurs locaux pour récupérer et revaloriser les matériaux issus de démolitions.

Autre exemple attendu à compter d’août 2026 : les entreprises du BTP répondant à des marchés publics devront présenter un plan de gestion des déchets détaillé, incluant la part de matériaux recyclés utilisés.

💡 Découvrez notre article sur 33 exemples d’actions RSE pour l’environnement.

5. Les clauses sociales d’insertion sur les chantiers

Le BTP est historiquement l’un des secteurs les plus concernés par les clauses sociales d’insertion dans les marchés publics. Le principe : réserver une part des heures de travail générées par un chantier à des personnes éloignées de l’emploi.

Le GEIQ TP Rhône, via sa charte d’insertion avec la Métropole de Lyon, contribue par exemple à 120 000 heures d’insertion par an dans les entreprises de travaux publics, favorisant l’insertion de 500 jeunes chaque année.

Toujours sur le volet social, de plus en plus d‘entreprises du BTP nouent des partenariats avec des ESAT (Établissements et Services d’Aide par le Travail) ou des Entreprises Adaptées, pour leur sous-traiter une partie de certaines prestations.

6. La sécurité et la prévention comme levier RSE

Sur les chantiers, la santé et la sécurité des travailleurs sont un enjeu central de toute démarche RSE en entreprise. L’OPPBTP encourage notamment l’inclusion de clauses RSE dédiées à la sécurité et à la formation dans les marchés, en anticipation des nouvelles obligations réglementaires prévues à partir de 2026.

Contrairement à une idée reçue, la prévention ne se limite pas au port des EPI (équipements de protection individuelle) : elle se construit dès la préparation du chantier, avec un objectif clair : traiter la majorité des risques avant même que les travaux ne démarrent.

Quelques actions concrètes et récurrentes sur le terrain :

  • L’accueil sécurité pour tout nouvel arrivant sur un chantier, avec livret et visite du site (obligation légale prévue par le Code du travail)
  • Le « quart d’heure sécurité » : un court échange hebdomadaire de 15 minutes, animée par le ou la chef d’équipe, centrée sur un risque concret du chantier en cours
  • L’installation de protections collectives avant les protections individuelles : garde-corps et filets pour les travaux en hauteur, plutôt qu’un simple harnais
  • Des audits et contrôles périodiques des équipements (échafaudages, engins, harnais…) avec traçabilité des vérifications
  • Un affichage sécurité visible sur site : consignes essentielles, numéros d’urgence, interdictions, port obligatoire des EPI

7. Le reporting carbone et la transparence RSE

Dernier exemple, plus transversal : la mise en place d’un reporting structuré du bilan carbone (scopes 1, 2 et 3) et des indicateurs RSE de l’entreprise. À partir d’août 2026, plus aucun marché public de construction ne pourra être attribué sans qu’un critère environnemental ne soit intégré à l’analyse des offres.

Les entreprises du BTP les plus avancées s’appuient désormais sur des labels reconnus comme l’ISO 14001, le label RGE, ou encore des référentiels comme LUCIE 26000, pour objectiver et valoriser leur démarche RSE globale auprès des donneurs d’ordre.

👉 Vous souhaitez intégrer l’écopâturage à votre démarche RSE ? GreenSheep accompagne les entreprises du BTP partout en France, avec une étude de faisabilité gratuite de vos sites et espaces verts. 🐑💚 Demandez votre devis gratuit. 

Source :
https://entreprendre.service-public.gouv.fr/actualites/A19042

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Par Maeva Biensans

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