Moins commune que le mouton d’Ouessant ou la brebis landaise, la Tarasconnaise n’en reste pas moins une figure incontournable du pastoralisme pyrénéen. Chez GreenSheep, cette race rustique à la laine frisée fait partie de nos alliées pour entretenir les terrains les plus difficiles. Cela est dû à sa robustesse et à son aptitude à marcher en montagne. Direction les Pyrénées centrales pour tout savoir sur cette race aussi solide qu’attachante.
🏔️ Les origines de la Tarasconnaise
Comme son nom l’indique, la Tarasconnaise doit son appellation à la ville de Tarascon-sur-Ariège, son berceau historique. Elle appartient à la grande famille des races ovines pyrénéennes, aux côtés de la Lourdaise, la Basco-béarnaise, la Manech ou encore la Castillonaise. Certaines notices d’élevage lui prêtent une origine très ancienne venue de Syrie… Mais cette hypothèse séduisante n’a jamais pu être confirmée historiquement.
Officiellement, la race est reconnue depuis la fin des années 1930, avec la création en 1937, à Foix, de la première fédération de syndicats d’éleveurs. Des croisements avec des béliers Mérinos d’Espagne, puis avec des races britanniques, ont ensuite affiné sa laine et amélioré ses qualités bouchères.
La Tarasconnaise est alors devenue la race la plus rentable de sa famille, au point de supplanter progressivement ses cousines pyrénéennes mentionnés ci-dessus. Aujourd’hui, on compte environ 150 000 brebis, ce qui en fait la principale race ovine allaitante des Pyrénées centrales.
💡 Le saviez-vous ? Chez GreenSheep, le choix de la race ne doit jamais rien au hasard. La majorité des races ovines de nos bergers sont rustiques et adaptées aux conditions climatiques de leur territoire.
🪪 Les caractéristiques de la Tarasconnaise
Une allure robuste et quelques signes bien distinctifs permettent de reconnaître facilement cette race de montagne.
🐏 Son apparence physique
La Tarasconnaise est une race de taille moyenne : la brebis mesure environ 65 cm au garrot pour 60 kg, tandis que le bélier atteint 80 cm pour 80 kg. Chez les deux sexes, la tête est large, blanche et cornue. Le bélier arbore de grandes cornes en spirale, la brebis des cornes plus fines, parfois recourbées en « guidon de vélo ».
Le chanfrein est légèrement busqué, les oreilles de taille moyenne restent horizontales. Ses membres puissants lui offrent une excellente aptitude à la marche, ce qui en fait un vrai atout pour la transhumance en montagne.

🧶 Sa toison, la fameuse laine frisée
Comme les autres races pyrénéennes de sa famille, la Tarasconnaise se distingue par sa toison frisée blanche, fine et serrée, longue de 5 à 10 cm, sans jarre (ces poils raides et grossiers qui alourdissent certaines toisons).
Particularité notable, cette laine ne couvre pas l’intégralité du corps. La tête, le bas de l’encolure, les membres et l’abdomen restent dégagés, laissant apparaître une peau blanche. Une répartition qui, bien que surprenante au premier regard, aide justement l’animal à encaisser les écarts de température propres au climat montagnard.
🌾 Son alimentation
Race rustique par excellence, la Tarasconnaise valorise une végétation variée et sait composer avec des ressources fourragères fluctuantes au fil des saisons de montagne.
Cette capacité d’adaptation est précieuse pour l’entretien de terrains où l’offre alimentaire change rapidement.
🏔️ Ses aptitudes
Au-delà de sa robustesse, la Tarasconnaise possède une aptitude au désaisonnement assez rare chez les races de montagne. Cela signifie qu’elle peut se reproduire en dehors de la période de reproduction classique d’automne.
Son taux de prolificité atteint d’ailleurs 120 % chez les jeunes brebis et jusqu’à 190 % chez celles de plus de deux ans, soit environ 1,9 agneau par portée en moyenne. Les mises bas ont lieu de septembre à mars.
🌿 Pourquoi la Tarasconnaise est-elle intéressante pour l’écopâturage ?
Grâce à ses membres solides, la Tarasconnaise s’adapte particulièrement bien aux terrains pentus, accidentés ou en altitude, là où d’autres races peinent à évoluer. Sa rusticité lui permet également de se contenter de ressources fourragères modestes, un vrai atout pour l’entretien de friches ou d’espaces extensifs.
Chez GreenSheep, elle fait partie des races ovines mobilisées selon la topographie et les besoins spécifiques de chaque site.
👋 Comment accueillir des brebis Tarasconnaises sur votre terrain ?
Un peu plus imposante que le mouton d’Ouessant ou la brebis landaise, la Tarasconnaise a des besoins à la mesure de son gabarit comprenant :
- Un espace sécurisé : une clôture solide et adaptée à sa corpulence est indispensable.
- Une surface de pâturage généreuse : compte tenu de son gabarit, nos bergers déterminent la surface exacte nécessaire lors de l’étude de votre terrain.
- De l’eau fraîche en permanence, via un abreuvoir propre.
- Un abri contre les intempéries, même si sa rusticité lui permet de bien supporter les conditions extérieures.
- De la compagnie : grégaire comme tous les moutons, la Tarasconnaise ne doit jamais vivre seule.
➡️ Vous gérez un terrain plat ou pentu ? La Tarasconnaise ou une autre race ovine pourrait être la race adaptée à votre projet d’écopâturage. Contactez GreenSheep pour obtenir votre devis gratuit.